
Vous êtes déjà heureuse maman d’une fratrie qui va bientôt s’agrandir et vous vous inquiétez au sujet de la jalousie qui pourrait être ressentie vis-à-vis de ce nouveau bébé ? Nos conseils pour préparer votre/vos aîné(s).
Avant l'arrivée du bébé : préparez sa fratrie en douceur
Avoir un petit frère ou une petite sœur se prépare dès la grossesse. Plusieurs moyens s’offrent à vous pour que votre/vos premier(s) enfant(s) s’habitue(nt) à la perspective de voir la famille s’agrandir encore. Objectif : savoir à quoi s’attendre, pour éviter toute « mauvaise surprise » (de leur point de vue !).
Parlez du bébé à venir avec enthousiasme
L’arrivée prochaine de ce nouveau bébé dans votre famille est une merveilleuse nouvelle : parlez de cet heureux événement comme il le mérite à votre/vos premier(s) enfant(s). Plus votre ventre s’arrondira et plus il vous sera facile de le faire. Ce sera également l’occasion de vous projeter en imaginant ensemble vos prochains meilleurs souvenirs : les moments de jeux et plus calmes avec le nourrisson, la rencontre entre tous vos enfants, les activités qu’ils pourront faire ensemble quand le bébé sera plus grand… Cela peut d’ailleurs vous permettre de raconter quelques souvenirs du temps pas si lointain où c’était lui/eux, l’aîné/les aînés, que vous attendiez avec impatience…
Passez des moments privilégiés avec lui/eux
Cette nouvelle grossesse marque aussi les derniers moments passés ensemble avant de compter un nouveau membre dans la famille : pourquoi ne pas en profiter pour vivre des instants qui renforceront encore plus vos liens ? Sortie en famille si votre état le permet, nouvelle activité à la maison (ou ailleurs) que vous aurez choisie ensemble… et, qui sait, que vous pourrez poursuivre après la naissance du petit dernier si tout le monde est d’accord !
Impliquez-le(s) dans les préparatifs
À tout âge, votre/vos premier(s) enfant(s) sera(ont) ravi(s) que son/leur avis compte dans les préparatifs de l’arrivée de la petite sœur ou du petit frère : choix des peluches ou de certains objets décoratifs, mais aussi de certains vêtements et pourquoi pas du prénom, si vous hésitez entre plusieurs… L’idée est que votre/vos « grand(s) » se sente(nt) acteur(s), lui (eux) aussi, de ce changement majeur qui va le(s) concerner directement également ! Ces moments de préparatifs n’en deviendront que plus heureux et seront le début du lien entre tous vos enfants.
À la naissance : continuez de le(s) choyer
Votre bébé est enfin arrivé… Votre petite famille est à nouveau chamboulée, ce qui est tout-à-fait normal. La jalousie que peut/peuvent ressentir votre/vos aîné(s), malgré toute la préparation reçue de votre part, est normale également, rassurez-vous. Et cela ne l’empêche/les empêchent pas de déjà beaucoup aimer son/leur petit frère ou petite sœur, soyez-en sûre, malgré certaines apparences ! Pour réduire ces moments où la jalousie pointe le bout de son nez, voici quelques conseils à adapter en fonction du caractère de votre/vos aîné(es) que vous connaissez mieux que personne.
Lui/leur offrir un petit cadeau aussi
Il y a forcément quelque chose que votre/vos fille(s) ou fils aîné(es) adorerai(en)t recevoir, même si ce n’est pas encore Noël ni un anniversaire… La naissance de sa/leur petite sœur ou de son/leur petit frère peut ainsi devenir un événement doublement heureux si vous en profitez pour lui/leur offrir son/leur « cadeau rêvé » du moment.
Attention : ce cadeau n’est pas pour vous faire pardonner du temps plus restreint que vous passerez avec lui/elle/eux durant ces premiers mois, ni pour l’inciter/les inciter à se montrer plus gentil(les) il(s) ou elle(s) pourrai(en)t le ressentir comme tel, même si ce n’est pas du tout ce que vous avez en tête). Ce beau cadeau, c’est un cadeau qui célèbre la joie et seulement la joie :
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Joie d’accueillir ce deuxième bébé ;
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Joie de voir votre/vos enfant(s) aîné(s) devenir grand(s) frère(s) ou grande(s) sœur(s) ;
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Joie de lui/leur offrir ce cadeau en particulier ;
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Tellement de joie que vous ne pouviez pas faire autrement que de « marquer le coup » en lui/leur offrant un cadeau à la hauteur de cette joie !
Un cadeau (pas forcément « cher » au sens matériel du terme) qui marquera positivement l’esprit de votre/vos premier(s) enfant(s), puisqu’il(s) s’en souviendra(ont) comme du « beau cadeau que mes parents m’ont offert quand je suis devenu(e) grande sœur/grand frère » !
Garder des rituels (lecture, câlins...)
Vos habitudes vont forcément changer avec l’arrivée de votre nouveau bébé. Il est néanmoins possible d’en conserver certaines, en particulier celles qui tiennent le plus à cœur de votre/vos enfant(s) aîné(s) : lire l’histoire du soir, la séance de câlins avant de dire « bonne nuit », une comptine que vous aimez et avez l’habitude de chanter ensemble… Vous savez déjà que les « rituels » sont très importants et rassurants pour les enfants. Dans un contexte de changement (et pas des moindres), conserver certains rituels auxquels il(s) tient/tiennent particulièrement sera précieux. Cela lui/leur montrera que ce nouveau bébé ne « menace » pas son/leur équilibre, bien au contraire.
Dire aux visiteurs d'avoir une petite pensée pour lui
Qui dit nouveau bébé, dit forcément attention(s) de votre entourage portée(s) à ce nouveau-né, irrésistiblement attendrissant. Une situation normale là encore, mais qui ne doit pas pour autant éclipser votre/vos premier(s) enfant(s).
Si besoin, n’hésitez pas à gentiment rappeler à vos proches que votre/vos « premier(s) bébé(s) » est/sont devenu(s) plus grand(s). Une situation qui amène forcément des questions à lui/leur poser et des compliments à lui/leur faire ! Car aucun doute (et vous le confirmerez très certainement de vive voix) qu’il(s) ou elle(s) est/sont un/des grand(s) frère(s) ou une/des grande(s) sœur(s) admirable(s) !
Après l'arrivée : attention et fermeté
Dans la famille, tout le monde doit trouver ses marques quand bébé arrive. Il s’agit d’un moment crucial plein de questions en suspens pour votre/vos petit(s) premier(s), des questions qui ne seront pas forcément explicites mais auxquelles vous devrez répondre par votre attitude. Objectif : lui/leur montrer la place et le rôle de chacune et chacun au sein de votre petite famille fraîchement agrandie.
Pas de chantage affectif
Privilégiez la bienveillance, l’écoute et la compréhension, tout en fixant vos limites à l’avance. Pas facile si vous êtes fatiguée, bien sûr, mais adopter cette attitude aidera votre/vos enfant(s) aîné(s) à rectifier son/leur attitude. Par exemple, il(s) peut/peuvent avoir des gestes volontairement brusques avec le bébé, afin de vérifier jusqu’où il(s) peut/peuvent aller… Ou bien se comporter aussi comme un bébé, multiplier les colères ou les bêtises… Il(s) ne fait/font que demander votre attention. Expliquez-lui/leur la situation autant de fois que nécessaire : vous l’aimez/les aimez toujours autant et vous serez contente de pouvoir passer du temps avec lui/eux dès que vous aurez prodigué tel soin à son/leur petit frère ou à sa/leur petite sœur. N’oubliez pas que, quel que soit leur âge, les enfants apprécient qu’on leur dise la vérité, rien que la vérité ! Cela ne pourra que le(s) rassurer et l’aider/les aider à patienter avant de vous retrouver un peu plus.
Réagissez vite aux gestes méchants envers bébé
Ce n’est pas négociable : même si « c’est pour jouer » ou « pour le câliner », votre/vos enfant(s) aîné(s) ne doit/doivent pas avoir de gestes brusques et encore moins « méchants » envers le nourrisson. Sans avoir besoin de crier, expliquez-lui/leur fermement que ce petit bébé est fragile et a besoin de douceur envers lui. Rappelez-lui/leur que, de toute façon, il(s) n’a/n’ont pas le droit de lui faire du mal, même si ce n’est pas fait exprès, et que vous ne le(s) laisserez pas faire (ce n’est évidemment pas une menace).
Par mesure de précaution, ne laissez pas vos enfants sans la surveillance d’un adulte et à l’inverse, encouragez votre/vos aîné(s) à avoir des gestes tendres et affectueux envers son/leur petit frère ou sa/leur petite sœur. Un bon entraînement à la gentillesse et au renforcement de leurs liens !
Responsabilisez-le(s) avec les soins de bébé
Vous avez rendu votre/vos aîné(s) acteur(s) pendant l’attente du cadet, mais il(s) peut/peuvent aussi être acteur(s) de certains soins à donner au bébé. N’hésitez pas à lui/leur donner des responsabilités adaptées à son/leur âge : aller chercher un nouveau lange, un hochet ou un nouveau bavoir pour les plus petits, prendre le bébé dans ses bras (assis et entouré de coussins), lui enfiler une chaussette et pour les plus grands, pousser son landau ou choisir les vêtements qu’il portera aujourd’hui. Enfin, encouragez-le(s) à assister aux repas : biberon ou tétée, cela peut être l’occasion d’échanger et d’accueillir certains de ses/leurs ressentis en douceur.
Du temps rien que pour chacun
Il est important de conserver des moments durant lesquels votre/vos aîné(s) continuera/ont de vous avoir « rien que pour lui/eux ». Autrement dit, des moments où il(s) sentira/ont votre disponibilité envers lui/eux. L’occasion de le(s) rassurer et donc de consolider sa/leur place d’aîné(s) de la fratrie, grâce à la confiance en vos sentiments qu’il(s) continuera/ont d’avoir.
Sources & références :
- https://www.pediatre-online.fr/acquisitions/jalousie-bebe-aine-naissance-jaloux-puine/
- https://naitreetgrandir.com/fr/etape/1_3_ans/viefamille/ik-naitre-grandir-arrivee-bebe-jalousie-enfant/
- https://www.europe1.fr/societe/que-faire-si-votre-enfant-aine-est-jaloux-de-votre-nouveau-ne-4032388
- https://www.coolparentsmakehappykids.com/eviter-jalousie-de-laine-a-larrivee-deuxieme-enfant/