
L’accident vasculaire cérébral (AVC) est une urgence vitale absolue qui nécessite de réagir le plus vite possible. Pour cela, bien connaître ses signes est indispensable.
AVC : pourquoi il faut agir en urgence
L’accident vasculaire cérébral (AVC) est la deuxième cause de mortalité en France et la première chez les femmes (Assurance maladie). C’est également une cause majeure de handicap. Il se définit par l’obstruction ou la rupture d’un vaisseau sanguin situé dans le cerveau. C’est une situation d’urgence médicale absolue compte tenu des risques à court, moyen et long terme. Autrement dit, plus un AVC est pris en charge tôt, moins les dommages seront importants. En effet, si les cellules cérébrales ne sont pas alimentées, elles commencent à mourir au bout de 3 minutes. Elles ne seront jamais remplacées.
L’AVC ischémique ou infarctus cérébral est le plus fréquent : il s’agit alors d’occlusion d’une artère cérébrale à cause d’un caillot sanguin. L’autre forme d’AVC, l’AVC hémorragique, est causé par la rupture d’une artère dans le cerveau, provoquant une hémorragie.
Quels sont les principaux signes avant-coureurs de l’AVC ?
En présence d’un AVC, chaque minute compte. Mais il est possible de le repérer très tôt, car l’AVC présente des signes évocateurs. Il peut être dit « constitué » (les symptômes persistent plus de 24 heures) ou bien « transitoire » et alors les signes peuvent disparaitre au bout de quelques minutes à quelques heures. Dans ce cas, le caillot a été détruit soit spontanément, soit sous l’effet des médicaments. Mais attention, il peut revenir.
#1 Un engourdissement du visage et/ou des membres
Il se traduit par une sensation de faiblesse, d’engourdissement voire d’une paralysie d’un côté du visage ou de l’un ou des membres d’un même coté. Dans ce cas, la bouche peut se déformer et il devient alors impossible de sourire. La paralysie peut aussi se produire dans un bras ou une jambe : vous avez alors du mal à soulever ou mouvoir votre membre, mais aussi à attraper quelque chose s’il s’agit de votre bras. Si c’est l’une de vos jambes, vous n’arrivez pas à marcher normalement.
#2 Des troubles de la parole
Difficultés à trouver vos mots, à parler, à comprendre (et non entendre) ce que dit votre interlocuteur… Parfois les mots se mélangent, un mot est dit à la place d’un autre ou bien les mots n’arrivent pas a être prononcés : on parle alors d’aphasie. Les troubles de la parole sont un signe de l’AVC à ne surtout pas négliger.
#3 Des troubles de la motricité
Parmi ces troubles, on peut trouver :
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Une perte d’équilibre ;
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Des difficultés à marcher (instabilité) ;
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Des problèmes de coordination de vos mouvements ;
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Une sensation de vertige ou de « tête qui tourne » ;
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Des étourdissements.
#4 Des troubles de la vision
Perte de la vue ou cécité brutale d’un œil ou des deux yeux, vision double ou floue, difficultés à percevoir les couleurs ou les formes, éblouissement : Même s’ils finissent par passer, ces signes ne sont surtout pas à négliger et peuvent être en lien avec un AVC.
#5 Un mal de tête brutal et intense
Et donc différent de vos maux de tête habituels. Ce symptôme ne passe généralement pas inaperçu, comme les autres signes de l’AVC ou d’autres pathologies cérébrales comme l’hémorragie méningée. Ce mal de tête bien particulier doit vous inciter à consulter en urgence, lui aussi. Notez qu’un AVC sans mal de tête est aussi possible.
Un AVC peut être précédé d’un AIT, pour accident ischémique transitoire. L’obstruction artérielle est temporaire et, bien qu’elle donne lieu aux mêmes symptômes avant-coureurs que l’AVC, n’entraîne pas de lésion cérébrale à court terme. En cas d’AIT, les signes durent moins de temps que ceux d’un AVC et rentrent dans l’ordre sans séquelle, ce qui peut les faire passer inaperçus. Pourtant, l’AIT peut être suivi dans les minutes qui suivent, ou plus tard, d’un AVC. Il est donc tout aussi grave et urgent.
Comment réagir en cas de symptômes ?
Si vous constatez un ou plusieurs de ces signes, et même s’ils ont disparu, composez le 15 ou le 112. Car chaque minute compte dans la prise en charge de l’AVC (et de l’AIT) ! En attendant les secours, allongez-vous (ou allongez la personne concernée). Evitez de manger, de boire ou de prendre un médicament (y compris votre traitement habituel, si vous en avez), car certains d’entre eux sont contre-indiqués et vous pourriez bénéficier en outre d’une procédure en urgence pour déboucher le caillot. Dans la mesure du possible, conservez à portée de main votre dossier médical, avec vos ordonnances et derniers résultats d’examens. Enfin, notez l’heure à laquelle les premiers symptômes sont apparus.
Comment éviter l’AVC ?
Améliorez votre hygiène de vie
Face aux risques, l’hygiène de vie est un élément essentiel sur lequel vous pouvez agir positivement et de façon rapide :
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Arrêtez de fumer : le tabagisme joue un rôle délétère dans l’augmentation des pathologies vasculaires cérébrales.
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Adoptez une alimentation équilibrée : favorisez les aliments sains et variés, en quantités raisonnables et au moment des repas.
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Améliorez vos conditions de sommeil :
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Pratiquez une activité physique régulière qui vous plaît pour lutter contre la sédentarité : au moins 30 minutes, 3 fois par semaine minimum et idéalement tous les jours. Et pour les non-sportifs : marcher (plutôt que prendre votre moyen de transport ou un ascenseur) suffit !
Contrôler vos facteurs de risques cardiovasculaires et surtout arrétez de fumer. Cela est aussi vrai pour les produits comme le Cannabis qui sont encore plus toxiques que le tabac du fait de l’accélération du cœur qu’il entraine
L’importance du suivi médical
Prévenir les risques d’AVC passe aussi par les consultations régulières avec les bons professionnels de santé : au moins une fois par an, il est recommandé de consulter votre médecin traitant et votre cardiologue. Ce suivi régulier vous permet de bénéficier des recommandations du professionnel de santé pour prévenir mais aussi prendre en charge précocement tout risque vasculaire cérébral.
Sources & références :
- https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/accident-vasculaire-cerebral-avc/avc-comprendre
- https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-cardiovasculaires/accident-vasculaire-cerebral-avc/article/les-signes-de-l-avc
- https://www.capretraite.fr/blog/sante/signe-avc-1-mois-avant-7-signes-avant-coureurs/